Souvenirs du Japon

Bien organiser son premier voyage au Japon

By on 22 janvier 2017

Le Japon est une destination très appréciée des technophiles et rêveurs en tout genre. Pour ma part, j’ai eu la chance de partir avec des copains, ce qui nous a permis de partager l’organisation du voyage. Néanmoins, j’ai pu constater que le Japon est une destination qui se prépare soigneusement… Que vous partiez seul.e ou à plusieurs, il y a pas mal de choses à savoir avant d’entreprendre le déplacement, voici donc quelques informations utiles et futiles à l’attention des futurs voyageurs.

Préparer son itinéraire

Le Japon, c’est un voyage qui ne s’improvise pas – à part si vous êtes un globe-trotteur polyglotte et que vous aimez dormir dans les arbres, mais ça c’est une autre histoire… Il existe de nombreux itinéraires possibles, tout dépend bien entendu du temps prévu sur place, de vos envies et de votre budget. L’avantage du Japon est qu’on y trouve à peu près toutes sortes de paysages : grandes villes cosmopolites, montagnes majestueuses, lacs sauvages, plages tropicales et petites îles paradisiaques. Voici quelques conseils pour une première découverte du Japon :

Pour un itinéraire de 10 jours : la plupart des gens répartissent leur temps entre Tokyo et Kyoto. Ensuite, il est très facile de faire des excursions à la journée (pour visiter Nara par exemple). Si vous n’avez pas envie de passer trop de temps en ville, vous pouvez également envisager 2/3 jours à Tokyo, puis un road trip en voiture à travers les alpes japonaises.

Pour un itinéraire de 15 jours : vous pouvez inclure Hiroshima et l’île de Miyajima, c’est un passage que je vous recommande chaudement. Si vous êtes organisé et comptez passer peu de temps à Tokyo, vous pouvez même envisager de pousser jusqu’à Nagasaki ou Beppu (et ses sources chaudes) depuis Hiroshima.

Pour un itinéraire de 20 jours ou + : C’est la durée idéale pour profiter à fond.

  • 6 à 7 jours à Tokyo pour visiter tous les quartiers et les parcs
  • 1 journée près du Mont Fuji (depuis Tokyo),
  • 3 à 4 jours entre Hiroshima et Miyajima,
  • 4 à 5 jours à Kyoto,
  • le reste du séjour à Osaka, avec 1 jour à Nara et 1 jour au château d’Himeji.

Vous pouvez également imaginer un itinéraire thématique : autour du thé, des mangas, des arts martiaux ou sur les traces des derniers samouraïs.

Si vous prenez le temps de visiter Tokyo et ses environs, voici la carte réalisée avant de partir, avec plein de spots sympas à découvrir et des infos intéressantes piochées dans mes lectures.

>>> La super carte de Tokyo et ses environs <<<

Le fabuleux château d’Himeji

A quelle saison partir ? Vous pouvez caler les dates de votre séjour en fonction de festivités saisonnières, comme le Festival de la neige à Sapporo en février (qui a l’air super classe), ou la saison de fleuraison des cerisiers (sakura) vers avril. Les meilleures saisons pour visiter le Japon restent le printemps et l’automne, l’été (juillet/août) étant souvent caniculaire.

D’une manière générale, rationalisez vos déplacements. D’abord, parce que trimballer de grosses valises dans les transports, c’est super relou. Ensuite, parce que les transports coûtent cher. Par exemple à Tokyo, si vous allez dans un quartier, passez-y la journée, sinon vous allez rapidement épuiser vos yens. De même, si vous voulez visiter Kyoto et ses environs, plutôt que de changer 4 fois d’hôtel, basez-vous dans une ville bien desservie (comme Osaka), et prenez le train pour effectuer vos visites.

On se déplace comment ?

A Tokyo

Pour les néophytes, sachez que la mégalopole de Tokyo est parfaitement desservie par les transports en commun. Pour se déplacer entre les principaux quartiers, il existe donc trois principales options :

  • le métro
  • le train, et plus particulièrement la ligne circulaire Yamanote Line
  • le taxi (à tester au moins une fois pour le fun)

Pour les transports en commun, sachez que le prix est en fonction de la distance parcourue. Plus vous faites de stations, plus vous allez payer cher. Il est vrai que le plan du métro est un poil compliqué à digérer lorsqu’on arrive, par contre, la Yamanote Line est d’une simplicité enfantine.

Mon conseil : logez près d’une station de la Yamanote, et sauf excursions particulières, privilégiez ce mode de transport, largement suffisant pour explorer les principaux quartiers. Certes, vous userez plus rapidement vos baskets, mais vous ne risquerez pas de vous perdre.

Si vous restez au moins 3/4 jours à Tokyo, je vous conseille de prendre une carte de paiement rechargeable type Pasmo ou Suica. Vous trouverez à chaque station des bornes pour ajouter du crédit (attention, le minimum pour recharger est souvent de 1000 yens, soit 8,5€). Par ailleurs ces pass vous permettront d’acheter des boissons dans la plupart des distributeurs, ou de payer vos achats dans certaines boutiques. Un vrai gain de temps !

Les trains à grande vitesse japonais (shinkansen)

Dans le reste du Japon

En train, par Toutatis ! Au Japon, c’est vraiment autre chose. Toujours à l’heure, propre, confortable, mais un peu cher. La qualité se paie. Du coup, préparez bien votre itinéraire et pensez à prendre un Pass transport (il en existe plusieurs types : JR Pass, Pass régional…). Sachez que le JR Pass permet d’emprunter la plupart des lignes de trains et notamment les fameux Shinkansen (équivalent TGV) MAIS ne donne pas accès aux trains les plus rapides, appelés Nozomi. Pas d’inquiétude, en gare il est plutôt facile de repérer les différents types de train.

Attention, le JR Pass doit être commandé sur internet dans les 3 mois précédents votre voyage. Vous recevrez un coupon à échanger sur place le 1er jour d’utilisation. Pour connaître les horaires de train, il y a ce site (en anglais) : http://www.hyperdia.com/en/

Il y a beaucoup de choses à dire sur les transports, du coup n’hésitez pas à consulter des guides (comme le guide du Train Kanpai) avant de partir.

Vous pouvez aussi choisir de prendre une voiture de location, à condition de faire traduire votre permis par un organisme agréé, tel que Vivre le Japon. Sachez par contre que les places de parking sont chères et difficiles à trouver dans les grandes villes.

Vue sur le Mont Fuji sur le trajet Tokyo > Hiroshima

On dort où ?

Les hôtels « classiques » coûtent assez cher (100 à 200€ la nuit à deux), notamment à Tokyo et Kyoto. Si vous n’êtes pas claustrophobe, vous pouvez dormir dans un « hôtel capsule », beaucoup plus low cost, mais je vous déconseille cette option au delà de 2/3 nuits. Il existe des petites auberges, si le manque d’intimité ne vous dérange pas, ça peut être un moyen de faire des rencontres.

Nous, on a choisi l’option Airbnb. Dans les grandes villes, il y a beaucoup d’offres pour tous les budgets. Bien entendu, préférez les annonces avec au moins quelques commentaires, lisez attentivement les  conditions, et n’hésitez pas à discuter par mail avec le propriétaire des lieux. Nous, on a eu de belles surprises, notamment un superbe appartement à Hiroshima, où nous avons été reçus comme des rois par un vieux monsieur qui nous a donné plein de conseils en anglais pour visiter les environs.

Dernier conseil, réservez-vous une nuit ou deux pour dormir dans un ryokan traditionnel. C’est une expérience qui vaut clairement le coup. Comptez minimum 120€ la nuit par personne, souper compris. Certains ryokans disposent d’un onsen (source chaude naturelle) privé, renseignez-vous ça vaut le coup !

D’une manière générale, commencez à chercher votre logement minimum 2 à 3 mois avant. Vous aurez plus de choix, surtout si vous avez choisi une période très touristique, comme le printemps.

Money money money

Pour vos finances, quelques repères pour vous aider à calculer votre budget :

  • Avion : Env. 600€ à 900€ l’aller / retour, suivant période, promos éventuelles…
  • Transports : Env. 350€ pour deux semaines si vous prenez un JR Pass, et 220€ pour 7 jours. Les prix sont à titre indicatif, ils changent en fonction du cours du yen.
  • Couchage : comptez 35 à 45€ / nuit si vous partez à 2 ou plus, à condition d’utiliser principalement Airbnb.
  • Nourriture et boissons : entre 20 et 35€ par jour, tout dépend si vous prenez vos repas du soir au konbini ou si vous préférez les restaurants… En moyenne le midi nous mangions pour 10€ / personne (plat chaud + bière).
  • Sorties : prévoyez un petit budget pour vos sorties, au minimum 10€ par jour. Il faut savoir qu’en plus des musées, la plupart des parcs sont payants (entre 400 et 800 yens). N’oubliez pas de faire une soirée karaoke (les prix varient en fonction des enseignes et quartiers) et d’aller jouer dans une salle d’arcade !
  • Achats & cadeaux : tout dépend de votre budget, mais sachez que vous pouvez trouver des cadeaux mignons pour vos collègues dans les 100 yens shops (100 yens = 85 centimes…). Et pour vous-même, prévoyez large, le Japon est un vrai paradis pour les acheteurs, surtout si vous souhaitez ramener des souvenirs onéreux (couteaux, kimono, alcool…).

Une fois les gros frais payés en avance (avion, logements…), calculez le budget restant et commandez vos yens en avance pour payer en liquide une fois sur place. Ça peut paraître étrange de voyager avec autant de liquide, mais sachez que :

  1. le Japon est un pays ultra sécurisant, vous avez autant de chances de vous faire voler votre portefeuille que d’assister à l’éruption du Mont Fuji
  2. toutes les boutiques ne proposent pas la carte bleue, et les frais de change ne sont pas donnés si vous retirez sur place…

Si, comme moi, le calcul mental n’est pas votre fort, n’oubliez pas de vous faire un petit mémo avec un tableau de conversions yens > euros, pour ne pas avoir à cogiter 15 min devant chaque achat…

Dernier conseil si vous partez à plusieurs : téléchargez l’application Tricount sur vos smartphones ! Simplement indispensable pour partager équitablement les frais à la fin du voyage.

Faut-il parler japonais au Japon ?

NON et re-NON. J’ai entendu pas mal de choses avant d’aller au Japon, notamment sur la langue. Il est vrai que certains voyageurs se sentent un peu « perdus » les premiers jours, et qu’il peut être délicat de se repérer quand on ne connaît pas la langue.

A part une petite panique dans les transports à l’arrivée, je n’ai rien ressenti de tel, que ce soit à Hiroshima, Osaka, Nara, Hakone, ou Miyajima. Même avec mon niveau de quiche en anglais, je n’ai eu aucun mal à me faire comprendre pour les choses utiles : demander une direction, commander à manger, faire du shopping, acheter un ticket… Bref, je ne me suis pas sentie aussi paumée que ce que j’imaginais.

D’abord, les japonais ont un vrai sens du service. C’est presque choquant. Quand vous allez quelque part pour acheter ou consommer, vous allez être traités avec tout le respect et la déférence due au client. Le client EST roi au Japon. Donc même si vous alignez 3 mots d’anglais péniblement, ils vont tout faire pour que tout se passe bien. C’est un fait.

Ensuite, la majorité des restaurants proposent soit un menu en anglais, soit une photo de leur plat, ou mieux, une reproduction grandeur nature en vitrine pour que vous sachiez ce que vous allez manger.

Ceci ne se mange pas.

Enfin, même si les japonais ne sont pas des pros en anglais (on est pas bien forts non plus hein…), ils ont des SMARTPHONES, et ils sont PUTAIN DE POLIS. Donc à part de demander votre chemin à une mamie de 90 ans sourde & aveugle, le japonais moyen va s’arrêter, vous écouter gentiment, puis taper à toute vitesse sur son téléphone pour trouver de quoi vous parlez. Je ne plaisante pas. On a demandé notre chemin à deux ados parce qu’on était perdus à Osaka, en 30 secondes ils ont trouvé l’adresse sur leur appli et nous ont accompagnés jusqu’à la porte. True story.

Si avec ça vous n’êtes toujours pas rassuré, rien n’empêche de vous équiper d’un petit imagier pour vous faire comprendre (de ce genre-là).

De l’utilité du smartphone

Même si vous ne comptez pas prendre une carte SIM japonaise pour votre séjour, et même si vous avez déjà un appareil photo, emportez votre smartphone. C’est hyper utile (je précise car j’ai failli ne pas prendre le mien…) !

Ça vous servira à noter des choses, prendre en photo des panneaux, adresses ou emplacements pour retrouver votre chemin (comme le petit Poucet). C’est plus facile de montrer les choses aux gens que d’essayer de les prononcer, en anglais comme en japonais. Je me souviens par exemple avoir dû mimer un robot à un japonais franchement perplexe quand je cherchais la statue de gundam sur l’île d’Odaiba… Grand moment de solitude.

Ensuite avant de partir, installez l’application Maps.me et téléchargez les cartes des pays ou régions à visiter. Une fois sur place, nul besoin de wifi, le GPS du téléphone suffit pour se repérer (ce qui n’était pas le cas de Google Map à l’époque… hé oui). Je voyageais avec des gens qui n’ont AUCUN sens de l’orientation – sorry les mecs – et cette appli m’a juste sauvé la vie.

Enfin, si vous logez dans un Airbnb, sachez que la plupart des hôtes proposent des bornes WIFI portatives, sorte de petit boîtier rechargeable que vous pouvez emporter avec vous en déplacement. Super pratique.

Petite vue au coucher de soleil depuis l’île artificielle d’Odaiba

Et les règles de politesse ?

Il y a quelques petites choses à savoir si vous ne voulez pas passer pour de gros rustres.

Dans les transports

  • D’une manière générale, les japonais sont plutôt discrets, donc évitez les grandes discussions bruyantes dans les transports ou au restaurant.
  • Ensuite, respectez les files d’attente, que ce soit pour prendre un escalator ou monter la rame de métro. On ne filoute pas pour passer devant !
  • Dans un escalator, si on reste statique, on se serre à gauche (sauf à Osaka où c’est l’inverse).

Au restaurant

  • S’il n’y a qu’un mot à retenir en japonais, c’est bien « sumimasen » (qu’on pourrait traduire par « excusez-moi ») ; à utiliser au restaurant ou au bar pour attirer l’attention.
  • Il y a plein de règles autour du service à table, des baguettes etc. S’il n’y avait qu’une règle à retenir, ce serait : ne plantez pas vos baguettes à la verticale dans un bol de riz. Parce que ça rappelle les bâtonnets d’encens qu’on utilise lors des enterrements, c’est donc très mal vu.
  • On ne laisse pas de pourboire au restaurant ou au café, ça ne fait pas partie de leur culture.

Avec les gens

  • On salue les gens en inclinant la tête (avec le sourire c’est mieux) ; pas besoin de se courber en deux, on est pas à la cour du Roi Soleil non plus…
  • D’une manière générale, même si vous venez de Marseille, évitez de toucher les gens. Les japonais ne sont pas à l’aise avec le contact physique, qui est vécu comme intrusif et déplacé. Pour attirer l’attention de quelqu’un, dites « sumimasen« , mais ne lui tapez pas sur l’épaule.
  • Si vous êtes invités chez des japonais, sachez qu’offrir de la nourriture est très bien vu, surtout si c’est joliment emballé. On trouve de fait tout plein de boutiques de nourriture dans les gares pour les gens pressés qui doivent se rendre chez des amis.
  • Enfin, on offre et on reçoit les cadeaux en les tenant à deux mains. Marche aussi pour les cartes de visite.

Ressources utiles

Pour commencer, deux sites essentiels consultés en boucle avant mon voyage, où l’on trouve quasiment tout (logement, transports, lieux à visiter…)

Quelques sites et blogs spécialisés où vous pourrez glaner des infos utiles et des idées de visites :

Pour comprendre les transports :

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Petite vague
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