City trip

City trip : Toulouse

By on 4 septembre 2016

Dans l’inconscient collectif, Toulouse fait partie des quelques villes françaises où il fait vraiment bon vivre. J’en avais une vision totalement idyllique, tant j’avais entendu d’éloges de personnes y ayant vécu. La ville rose m’attirait irrémédiablement, et il était temps de confronter mes rêveries à la réalité du terrain. Ce mois d’août, j’ai profité de mes congés pour y faire une virée en solitaire, 3 jours et 2 nuits pour enfin découvrir la cité.

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Centre-ville

Première étape de mes déambulations : le centre-ville et la fameuse place du Capitole. Je vous avoue, dès les premières rues piétonnes en briques roses, j’étais carrément sous le charme. Le cadre est vraiment exceptionnel. Tout est effectivement beau, rose, et ancien (= triplement cool). J’ai grandi dans une petite ville, où il y avait peu de choses à voir en dehors du centre historique ; c’est sans doute de là que vient ma fascination sans borne pour les grandes villes, les belles architectures, et les monuments anciens. Par exemple, Toulouse dispose de l’office du tourisme le plus classe du monde. Il est situé dans le donjon carré ci-dessous.

Certaines rues du centre et les abords du fleuve m’ont par ailleurs rappelé une autre ville du sud-ouest, la belle Albi. Mêmes briques roses, et une douceur de vivre qui semble planer sur la ville.

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Le centre de Toulouse est donc une attraction en soi. Boire un café de bon matin sur la fameuse place du Capitole, déambuler dans les rues anciennes, découvrir une église incroyable au détour d’une rue, rêvasser devant les vitrines des magasins…

Autre particularité très agréable du centre, surtout en plein été : les espaces verts. La ville ne lésine carrément pas sur son budget verdure. J’ai commencé mes pérégrinations au nord, avec la promenade du Bazacle, une coulée verte nichée entre les immeubles. Sur le retour, j’ai longé le canal de Brienne, à l’ombre des platanes. Une ballade vraiment très agréable, à condition d’avoir prévu de quoi boire. Plus au sud, j’ai apprécié le raffinement du Grand Rond, un parc niché au cœur d’un rond-point (il faut le voir pour le croire) et le magnifique jardin des Plantes, avec ses petites buvettes et ses statues. En été, la Prairie des Filtres (sur la rive gauche) est reconvertie en Toulouse Plage, avec des espaces de jeu et de grands espaces pour faire bronzette. Personnellement, j’ai trouvé que l’endroit manquait d’ombre, surtout en début d’après-midi. Tous ces espaces verts ajoutent un charme indéniable à la ville – et encore, je n’ai pas eu le temps de visiter le Jardin Japonais.

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En soirée, dès que la chaleur commence à baisser, il est bon de flâner sur les bords de la Garonne. D’ailleurs, en été, toute la population semble se donner rendez-vous ici. Ils arrivent par groupe, un pack de bières fraîches à la main, et se posent sur l’herbe pour un apéro improvisé en plein air. Certains sortent une guitare, il y a des gamins qui courent, des éclats de rires, des baisers passionnés, et en fond, le doux clapotis de l’eau. On voit passer un hors-bord qui traîne un jeune en jet-ski. Le jeune se vautre, quelques rires fusent. Près de la place de La Daurade, une sorte de petit parc aménagé sur les bords du fleuve, l’ambiance est plus geek, et je croise de nombreux chasseurs de pokemons au milieu de familles venues prendre l’air.

Ces retrouvailles sur le bord de l’eau semblent un rituel, chaque soir renouvelé. J’aimerai me mêler à cette ambiance festive, mais je me contente de m’accrocher à mon appareil photo pour tenter de capter l’essence de cette soirée, et les couleurs du jour qui laisse place à la nuit.

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Si vous n’avez pas envie de trainer votre solitude sur les bords de la Garonne, vous pouvez toujours vous rendre au cinéma en plein air, situé rue du Taur. Durant la période estivale, la cinémathèque de Toulouse propose tout un programme de projections hors murs, dans un cadre magnifique ; une super idée pour passer la soirée.

Shopping

Le centre-ville regorge de concept stores tous plus cools les uns que les autres. Si vous aimez la décoration, les ambiances uniques (ou si vous soignez votre côté hipster), vous êtes au bon endroit.

Si votre porte-feuille vous le permet, la plupart des magasins branchés sont situés rue Saint-Antoine du T : Ba&sh, Benetton, Kookaï, The Kooples, Lush, IKKS, Maje… Si votre budget est plus serré, vous trouverez votre bonheur rue d’Alsace Lorraine (Zara, H&M, Bonobo…), ou au centre commercial Saint Georges (New Look). Moi, vu l’état de mes finances, je me suis contentée d’un tour chez Tati. Thug Life.

Musées

J’ai pris le temps de visiter deux musées emblématiques de la ville : le musée des Abattoirs, et le musée des Augustins. Le musée des Abattoirs est un lieu réputé et cher aux toulousains. Le site, situé au fond d’un parc sur la rive ouest de Toulouse, comprend un musée d’art moderne, une médiathèque et un restaurant.

Je ne suis pas une grand fan d’art moderne. En fait, on pourrait dire que l’art moderne me laisse rarement indifférente. Il m’agace car il me donne l’impression que l’artiste se fout clairement de son public. Il me répugne car il semble parfois se satisfaire de sa propre laideur. Et il me fait rire… parce que c’est souvent la seule réaction humaine face à l’incompréhension. Par moment, la démarche artistique est tellement tirée par les cheveux, le résultat tellement grotesque, que j’ai l’impression que c’est là le seul but : choquer le public à tout prix. On dirait que l’artiste moderne se glorifie de sa démarche, de sa masturbation intellectuelle, sans même penser au rendu visuel… Cette aversion pourrait aussi bien être perçue comme l’objectif même de l’art moderne. N’est-ce pas le travail d’un artiste de provoquer des réactions, même négatives ? Ceci dit, il arrive parfois que certaines œuvres trouvent grâce à mes yeux, soit parce qu’y trouve une esthétique qui me touche, soit parce qu’elles provoquent en moi un réel questionnement.

En arrivant dans le musée, j’étais donc prête à tout (et n’importe quoi), et les premières salles du rez-de-chaussée ne m’ont pas vraiment fait changer d’avis sur la question… Ceci dit, le cadre était très agréable, j’ai donc continué ma visite vers le sous-sol. Là se trouve l’un des clous du musée : un immense rideau de scène, réalisé par Picasso himself, qui semble nous dominer de sa puissance. L’œuvre s’appelle « La Dépouille du Minotaure » ; réalisée pour une pièce de théâtre de Romain Rolland, elle a ensuite été généreusement offerte à la ville par son créateur. Un dossier pédagogique lui est consacrée, si vous souhaitez en savoir plus sur son origine, sa signification, et les restaurations successives qui ont été réalisées.

Peu à peu, je me surprends à apprécier certaines œuvres, comme cet immense robot sorti d’un dessin-animé, ou les œuvres complexes et parfois angoissantes de l’expo intitulée « La morale du joujou ». Au final, je suis plutôt conquise par l’expérience. Que vous aimiez ou non l’art moderne, le site est vraiment agréable, ainsi que son parc attenant, et il serait dommage de passer à côté.

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Je suis allée au Musée des Augustins en début de soirée, profitant de l’ouverture nocturne du mercredi. Manque de chance, la partie consacrée aux peintures est exceptionnellement fermée au public en raison d’un pic de chaleur. Tant pis, il y aura d’autres jolies choses à voir. D’emblée, je suis conquise par les lieux. La visite débute dans un cloître adorable, gardé par une rangée de statues rongées par le temps.

Le musée des Beaux-arts de Toulouse possède une belle collection de sculptures anciennes. La visite débute par des œuvres religieuses de style gothique. Amoureuse de la pierre, je ne peux qu’admirer le travail, la finesse de certains traits, les ombres et les reliefs qui donnent vie à la roche… Ces œuvres ressortent d’ailleurs très bien en noir et blanc.

Un peu plus loin, un second petit cloître aux accents italiens invite au farniente, à l’ombre des murs… La visite se poursuit avec la collection d’art roman, essentiellement constituée de vestiges d’édifices religieux toulousains : le monastère de la Daurade, la collégiale Saint-Sernin et la cathédrale Saint-Étienne. En entrant dans la salle, c’est le choc visuel. Toute la collection a été mise en valeur par un artiste moderne, et le contraste entre les vieilles pierres et son travail est saisissant. C’est étonnant, et vraiment superbe. Je suis d’ailleurs restée un gros moment dans cette salle pour être sûre de ne rien louper…

Je regrette un peu de n’avoir pas vu les peintures, mais ce musée est vraiment superbe, et les statues semblent sublimées par la beauté des lieux.

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J’ai une fascination particulière pour les édifices religieux, leur architecture et leurs vitraux. Sur ce point, Toulouse dispose d’un patrimoine incroyable : la discrète et élégante cathédrale Saint-Étienne, Notre Dame de Taur et son ambiance inquiétante, la grande basilique Saint-Sernin et sa crypte, la basilique Notre Dame de la Daurade, le superbe couvent des Jacobins…

Si, comme moi, vous prévoyez un court séjour à Toulouse, je vous conseille vivement de regrouper vos visites culturelles (musées, monuments…) le même jour. L’office de tourisme propose des Pass Tourisme 1, 2 ou 3 jours, vous permettant l’accès gratuit et illimité aux musées du centre-ville, ainsi qu’aux transports en commun (ainsi que d’autres réductions). J’ai pris un Pass à la journée (15 €) et je l’ai trouvé assez rentable. Dans la journée, sans me presser, j’ai ainsi visité tous les principaux édifices religieux et les deux musées, tout en profitant du métro pour me déplacer. J’aurais même pu ajouter le Muséum d’histoire naturelle à mon parcours, mais il faisait si chaud que j’ai préféré déguster une glace italienne dans le parc adjacent.

Si vous venez visiter Toulouse en voiture, sachez que le stationnement est gratuit durant la première quinzaine d’août.

Manger

S’il y a bien une chose qui m’insupporte quand je voyage, c’est de me retrouver coincée dans un restaurant à touriste, et payer bien trop cher un plat sans saveur. Du coup, avant de partir, je note toujours quelques adresses pour être sûre de bien manger ; ce qui ne m’empêche pas de découvrir d’autres enseignes sur place ! J’ai donc testé quatre adresses, dont trois enseignes « petit budget » repérées sur TripAdvisor.

Nom : Ô Délices d’Émilie

Adresse : 15 rue du Taur

Prix : Entre 7 et 10 € le menu

Ô Délices d’Émilie, c’est un snack sans prétention au premier abord, mais où tout est fait maison. En plat principal, en plus d’un assortiment de sandwichs, la maison propose une tarte et un ou deux plats du jour (annoncés sur leur page Facebook). Ne vous arrêtez pas à la déco girly et aux petits napperons, la nourriture est très bonne, c’est copieux, parfait pour manger sur le pouce. J’ai goûté un chouette tajine et un dessert à tomber par terre : le banoffee. Je ne connaissais pas du tout ce dessert, et j’ai eu un méga gros crush. C’est devenu ma nouvelle obsession culinaire. Leurs muffins aussi avaient l’air super bons… Bref, venez ici les yeux fermés. Attention cependant, l’enseigne ferme à 15h.

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Nom : Le grenier de Pépé

Adresse : 1 rue Denfert Rochereau

Prix : Entre 7 et 12€ la crêpe, 20€ la fondue savoyarde

Le Grenier de Pépé est une petite crêperie, qui propose également différentes fondues au fromage. La carte est petite, mais savamment présentée ; on peut donc choisir parmi une dizaine de crêpes salées, et autant de crêpes sucrées. Dès l’entrée, le ton est posé : ici on ne cherche pas la reconnaissance ou les récompenses, on fait juste de la bonne bouffe, et on le fait bien. L’établissement fuit ostensiblement la hype « vegan » et « healty » et privilégie la nourriture réconfortante (le gras c’est la vie). La décoration intérieure tempère son ambiance vintage (l’esprit « grenier de pépé ») par de nombreux messages humoristiques. Bref, on vient ici en couple ou entre amis manger sans chichi de bonnes choses faites maison. Malheureusement, on peut fuir la hyper et devenir hyper, le restaurant est donc assez fréquenté, et je vous conseille de réserver votre table – surtout le week-end.

Nom : Wok to Walk

Adresse : 6 rue Romiguières

Prix : Entre 10 et 15 € le wok + boisson

Wok to Walk c’est un snack spécialisé dans le wok à composer soi-même. Vous choisissez donc une base (le type de pâtes ou de riz), et vous ajoutez à peu près tout ce que vous voulez : viande, crevettes, légumes… Enfin, vous choisissez parmi une sélection de sauces, dont certaines sont identifiées comme vegan. Personnellement je n’ai pas hésité à me faire conseiller pour trouver une sauce allant avec mon mélange crevettes / ananas / cacahuètes. Le wok est bien copieux, et franchement, c’est un délice. Je ne vous inflige pas la photo de mon plat car ça ne donnait pas franchement envie, mais j’ai tellement adoré que j’ai du me retenir pour ne pas revenir manger là le soir, et le lendemain. Si vous passez par là, je vous conseille fortement de tester la limonade maison. Qui est en fait une lemonade, donc une boisson non gazeuse à base de citrons. C’était suuuper bon, bien qu’un peu sucré. L’enseigne étant victime de son succès, il faut venir tôt pour être servi rapidement et profiter de la petite terrasse bien sympa.

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Nom : Séoul

Adresse : 42 rue Pargaminières

Prix : Menu du soir à 22 ou 28€

J’ai découvert ce petit restaurant coréen par hasard, en visitant le centre-ville. Ayant découvert et apprécié la cuisine coréenne au Japon (logique), je me suis dit qu’il serait dommage de pas tester d’autres spécialités. Bref dernière soirée, me voilà attablée face au menu. Je débute avec des sortes de galettes aux légumes. Je galère à les attraper avec mes baguettes, la grosse honte (j’ai passé 3 semaines au Japon à manger avec des baguettes, finger in ze nose). C’est bon, et tellement copieux que je me demande déjà comment je vais arriver à avaler le plat principal : le boeuf au BBQ légèrement pimenté. C’est d’ailleurs une bonne surprise de la carte, on peut choisir le niveau d’épice sur sa viande : pas du tout, un peu, moyennement ou très relevé. Je ne suis pas une grande fan de piment mais j’aime manger un peu relevé, j’ai donc testé le premier niveau en mode YOLO. Pas de mauvaise surprise, c’était très goûteux, et ça n’arrachait pas du tout la bouche. Si vous êtes fan de cuisine coréenne ou si vous voulez justement découvrir, je vous conseille fortement de passer par là. En plus, le service est sympa.

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Petite vague
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I'm the evil side of myself. Blogueuse et photographe dilettante. Dévoreuse de séries TV. De confession Jedi. À l'ouest la plupart du temps... Suivez-moi sur Twitter je ne mords pas @jedisvague

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