Geek life

Contribuez au projet libre OpenStreetMap

By on 7 septembre 2017

Dans mon dernier billet, je vous parlais du logiciel libre, et de sa communauté. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un logiciel libre existe et évolue grâce à sa propre communauté. Un projet de logiciel libre fait graviter autour de lui tout un microcosme : des développeurs pour faire évoluer le code source, mais aussi des designers, des traducteurs, des formateurs, des communicants, et bien entendu des utilisateurs, comme vous et moi, qui ont pour « mission » de remonter les erreurs et bugs auprès des développeurs. C’est cette dynamique qui fait toute la force du logiciel libre. Chacun peut participer, à sa mesure, au développement et à la vie d’un projet libre.

Disons les choses autrement ; nous sommes bien contents de pouvoir utiliser des logiciels libres – souvent gratuits – tels que The Gimp, VLC, LibreOffice, WordPress et bien d’autres. Nous oublions parfois que cette liberté, nous la devons à toutes les personnes qui contribuent bénévolement au projet. Alors, comment rendre service en retour à la communauté du Libre (ou plutôt à ses communautés) ? Comment contribuer lorsqu’on n’a aucune compétence technique ? La première solution consiste à faire un don aux projets que l’on veut soutenir. La plupart des grands projets libres tels que l’encyclopédie Wikipedia survivent grâce aux donations. Mais il existe d’autres manières de contribuer. Aujourd’hui par exemple, je vous propose de devenir acteur d’un super projet, très facilement, via votre smartphone.

Le projet OpenStreetMap

Nous avons pris la mauvaise habitude d’ouvrir Google Maps dès que nous souhaitons visualiser une adresse ou un itinéraire. Or Google a la fâcheuse manie d’enregistrer TOUT ce que vous faites sur ses applications. Google en sait donc probablement plus sur votre vie que votre meilleur.e ami.e. (ou votre mamounette). Il existe pourtant des alternatives totalement respectueuses de vos données personnelles.

Le projet OpenStreetMap (ou OSM) est un projet international né en 2004. OpenStreetMap vous permet de voir, modifier et utiliser des données géographiques de n’importe quel endroit dans le monde, très simplement.

Les données brutes du projet OpenStreetMap sont accessibles à tous sous licence libre « ODbL ». Cette liberté permet à chacun d’utiliser la base commune pour afficher un plan sur son site web ou pour tout autre usage personnalisé.

OpenStreetMap se présente sous la forme d’une interface web « classique ». Ne cherchez pas les mêmes fonctionnalités avancées qu’avec Google Maps, car ce n’est pas vraiment le but. OSM ne propose d’ailleurs pas d’application « officielle », mais de très nombreuses applications de cartographie utilisent ses données (liste complète pour Android). La plus aboutie à mon goût étant l’excellente MAPS.ME, qui m’a juste sauvé la vie au Japon.

C’est donc un système cartographique libre et collaboratif, qui ne collecte pas vos données personnelles, ne vous piste pas, et autorise de nombreuses réutilisations. Comme la création de cartes personnalisées pour votre site web avec le générateur Umap.

Vous pouvez zieuter le site officiel (en anglais) www.openstreetmap.org et le site de la communauté francophone – géré par OpenStreetMap France, association à but non lucratif de loi 1901.

Comment contribuer ?

Grâce à une application mobile disponible sur Google Play : StreetComplete.

StreetComplete permet de localiser les données incorrectes, incomplètes ou extensibles dans le voisinage. L’appli fournit de quoi corriger ces données directement, sans avoir à utiliser un éditeur tierce. C’est une application entièrement dédiée à la contribution ; vous pourrez vous localiser et consulter la carte, mais pas faire de recherche.

Pour commencer, téléchargez l’application sur le PlayStore. Ensuite, activez la localisation sur votre téléphone et ouvrez l’application. L’application va télécharger les informations sur votre zone pour vous permettre de visualiser les points problématiques autour de vous, signalés par de jolis marqueurs. Il vous suffit simplement de zoomer sur ces marqueurs pour voir les informations manquantes, et les compléter au gré de vos pérégrinations pédestres (ou cyclistes, ne soyons pas sectaires).

Et même pas besoin de réfléchir, l’application vous dit précisément quelle information lui manque, comme le nom de l’endroit, le numéro du bâtiment ou la vitesse maximale autorisée.

Regardez autour de vous, zoomez, et complétez !

Lorsque vous aurez complété votre premier marqueur, l’application va vous proposer de vous identifier en tant que contributeur. Vous pouvez créer un compte en quelques secondes, ou utiliser un identifiant tierce, c’est-à-dire vous identifier avec Facebook, Gmail, Yahoo, etc. Vous n’aurez enfin qu’à lier ce compte à l’application. Rien de bien méchant.

L’application étant destinée à être utilisée en extérieur, de manière ponctuelle et fortuite, elle fonctionne en mode hors ligne et ne vous pompera pas votre batterie. Mais il vous faudra quand même activer les données mobiles pour créer votre compte et exporter vos contributions (ou lorsque vous changez de zone). La mise à jour de la carte se fait par la même occasion, afin de ne plus voir apparaître les points complétés.

J’ai testé, et franchement, c’est très simple. Encore plus facile que de capturer des pokemons. Et beaucoup, beaucoup plus gratifiant ! D’autant que le compteur de contributions apporte un petit côté challenge bien motivant.

Si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie vers l’article sur le Wikipedia d’OpenStreetMap. Si le projet vous intéresse, vous pouvez également donner une petite pièce (déductible des impôts).

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2 Comments
  1. Répondre

    Tokidoki Yuki

    14 septembre 2017

    Très intéressant, j’utilise également MAPS.ME lorsque je suis au Japon, mais j’ignorais complètement que l’application se servait d’un logiciel libre pour sa carte, et encore plus qu’il était possible de la compléter ! Voilà quelque chose d’intéressant à essayer !

    • Répondre

      petite-vague

      15 septembre 2017

      Pour tout dire je l’ignorais également à l’époque ! C’est en cherchant une application Android basée sur OpenStreetMap que j’ai réalisé que j’en utilisais déjà une… En même temps une application gratuite, réellement utile ET qui ne demande pas 36 000 permissions sur le téléphone, j’aurais du me douter que c’était du libre.

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Petite vague
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