Photographie

Mon petit matériel photo

By on 29 juin 2016

Cet article aurait pu s’appeler « Comment j’ai choisi mon appareil photo » mais ça sonnait chiant. Je n’ai par ailleurs pas la prétention de vous aider à choisir votre propre matériel, cars soyons honnêtes 2 minutes, je m’y connais probablement pas plus que vous.

Ah ça commence bien cet article dit donc… Plus sérieusement, qu’est-ce qui nous pousse à claquer quelques centaines à quelques milliers d’euros dans un appareil photo ?

Sûrement l’envie de montrer notre regard sur le monde qui nous entoure. Le désir de changer de point de vue. De donner à réfléchir, ou simplement de faire de belles images. N’importe quel photographe (amateur ou pro) vous le dira ; ce qui nous motive le plus, c’est la fierté qu’on ressent quand on réalise un beau cliché. Savoir qu’on a réussi à rendre grâce à un regard,  une émotion, une courbe… Et pour y arriver, hé bien, il faut investir quelque peu dans un appareil de qualité.

Généralités

Commençons par quelques généralités lues et relues, histoire de se mettre à l’aise.

D’abord, ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe. Vous pouvez vous acheter un appareil à 3000€, si vous savez ni cadrer ni jouer avec la lumière, autant s’acheter un compact à 100€ pour s’entraîner un peu. Un bel appareil ne vous rendra pas talentueux et célèbre. Vous aurez juste moins d’argent sur votre compte en banque.

Deuxio, ne prenez pas un hybride ou un reflex pour utiliser le mode « Auto ». Le mode Auto c’est tabou, on en viendra tous à bout. Sérieusement.

Ensuite, pour choisir votre appareil, posez-vous les bonnes questions. Quelle genre de photos voulez-prendre ? Quel usage en aurez-vous ? Si vous avez un gros budget, vous pouvez vous offrir un énorme caillou. C’est cool. Mais le caillou pèse souvent lourd. Aurez-vous vraiment envie de vous trimballer 3kg de matériel quand vous serez en vacances ?

Je ne suis pas assez calée pour vous parler de choix d’objectif, mais il faut quand même avoir conscience qu’un objectif coûte un rein (ou deux). Si vous voulez prendre un kit, renseignez-vous bien sur la qualité de l’objectif inclus, et son usage. Et si vous achetez un boiter nu (sans objectif, suivez un peu…), prenez soin de regarder le prix de l’objectif souhaité. Histoire de ne pas avoir de surprise.

Dernier conseil, une fois que vous aurez choisi votre appareil : s’il vous semble trop compliqué, ne baissez pas les bras. Lisez et relisez la notice, fouillez les options, décryptez le menu, lisez des blogs spécialisés, bref, persévérez !

Mes critères

Pour choisir un appareil photo, il vaut mieux commencer par définir ses exigences de base. Voici les miennes :

  • un appareil à objectifs interchangeables
  • autour de 500€, objectif standard compris
  • un appareil léger et suffisamment compact pour être emmené partout
  • une super qualité d’image
  • doué en basse luminosité (là où mon ancien compact pêchait férocement…)
  • qui shoote en .RAW (même si je sais pas encore utiliser cette option)
  • avec un écran orientable, pour photographier au dessus de la foule par exemple (pratique quand tu fais 1m40 les bras levés)
  • si possible un look un peu vintage

Après plusieurs semaines de recherche, j’ai penché pour un Fujifilm X-M1 avec objectif 16-50 mm et capteur APS-C X-Trans.

Le X-M1 n’est pas vraiment un reflex. Il en a la qualité, mais il est rangé dans la catégorie des hybrides ou des compacts pro à objectifs interchangeables. J’ai choisi la facilité en prenant un kit avec objectif polyvalent, utile aussi bien pour les portraits que pour la photo urbaine ou les paysages.

Parenthèse sur les capteurs

Vous ne savez pas ce qu’est un capteur APS-C ? Normal. Je me suis pas levée un matin avec la science infuse. Du coup avant de choisir, j’ai fait un peu de lecture, notamment sur le blog Apprendre la photo, et j’ai fini par comprendre la différence entre ces notions barbares : « micro 4/3 », « APS-C » et « 35 mm ».

En gros, c’est un très bon capteur, correspondant aux reflex d’entrée de gamme. Juste au-dessus, il y a les capteurs plein format (35 mm), et là c’est le top du top, mais ça vaut quand même cher. Après, la qualité du capteur dépend également du constructeur. Le X-Trans de Fujifilm est apparemment une pointure, d’après les éloges dithyrambiques des Numériques : « Comme il est impossible d’attribuer 6 étoiles sur Les Numériques, les 5 étoiles accordées au X-M1 instaurent un nouveau standard dans la qualité d’image. Exprimez-le comme vous le préférez, Fujifilm offre là une véritable claque visuelle et met littéralement une fessée à toute la concurrence, même aux plus prestigieux reflex 24×36 ! » 

Je vous avoue qu’en lisant ces lignes j’étais déjà convaincue. Après, soyons clair, j’ai volontairement pris un modèle un peu ancien pour profiter d’un bon rapport qualité/prix. L’article cité ayant été écrit en 2013, je n’ai aucun doute sur le fait que les modèles plus récents font déjà mieux, pour à peine plus cher.

Si vous voulez en savoir plus sur les capteurs je vous laisse lire cet article, c’est très bien expliqué.

Appareil-Fujifilm-XM1_2

L’appareil, côté écran.

Les (petits) défauts

L’appareil a quelques défauts, signalés dans les tests, mais encore une fois, il faut choisir en fonction de l’usage qu’on en aura. Quand on fait de la photo amateur, pas besoin d’avoir 20/20 partout. Pas de viseur ? C’est pas grave, je n’en ai jamais eu avant, j’ai l’habitude de regarder un écran pour prendre mes photos (j’entends d’ici les puristes hurler au scandale). Un autofocus un peu mou ? Rien de méchant, je prends rarement des sujets en mouvement. Peu d’options sur la vidéo ? Ça tombe bien, je ne fais pas de vidéo. Pas de GPS, une connectivité limitée ? Ça ne m’est d’aucune utilité…

Autre bémol, j’ai bien galéré pour extraire mes premières photos de l’appareil. D’abord, il n’y a pas de cordon fourni. Ensuite, fallait installer des logiciels Fujifilm fournis avec le kit. Mouef… J’ai donc installé un premier logiciel. Qui ne voulait pas fonctionner, parce que Windows 10. Ah. J’ai installé un autre logiciel, censé transmettre les photos via le wifi. Jamais réussi à faire marcher le bousin. J’ai contacté le service client, qui m’a envoyé un firmware pour mettre à jour mon boîtier. Je l’ai installé, mais je galérais toujours. Au final, j’ai acheté un lecteur de carte SD, ça m’a coûté 7€, et je peux enfin transférer mes photos rapidement.

Appareil-Fujifilm-XM1_3

La poussière sur l’appareil c’est cadeau.

Prise en main

L’appareil est compact, léger et tient bien dans la main (aussi bien que dans le sac), c’est donc exactement ce que je recherchais. Par contre, l’apprentissage n’a pas été simple, entre les menus pas super intuitifs de Fujifilm et mon manque d’expérience… J’ai passé une après-midi à éteindre et rallumer mon appareil, en n’arrivant à faire la mise au point qu’une fois sur deux. J’étais au bord du suicide. Ensuite, il a fallu me battre avec l’ouverture et la focale, et ça c’est hardcore quand tes cours d’optique remontent à Mathusalem.

Aujourd’hui, je commence à maîtrise un peu l’engin. Je suis capable de modifier mes réglages rapidement en fonction de la lumière, j’ai appris à lire les infos sur mon écran, et je commence vraiment à m’amuser avec. Mais je ne l’exploite pas à 100% de son potentiel.

Cet appareil est le premier appareil de qualité que je m’offre, et je le regarde avec des yeux emplis d’amour. J’ai la fierté de la fille qui a attendu 10 ans pour avoir un appareil correct, et qui a l’impression de s’être payée une Ferrari (alors qu’elle roule au mieux en Clio 3).

Au début, j’osais à peine l’utiliser, je le sortais de son étui avec 1000 précautions de peur de l’abîmer. Après 3 semaines à bourlinguer au Japon, où il a failli tomber deux fois, où il a pris la pluie… j’ai appris à lâcher prise.

Petite parenthèse Japon. Vous l’avez compris, je suis plutôt fière de mon p’tit appareil et de son look old school (on m’a déjà demandé plusieurs fois si c’était un argentique). Pourtant au Japon, j’ai eu l’impression d’être un bébé panda. La plupart des japonais et des touristes chinois rencontrés là-bas se trimballent avec un matos absolument incroyable. J’vous jure, le moindre père de famille là-bas semble équipé comme un photographe professionnel. Ils ont des objectifs énormes dont je n’ose même pas imaginer le prix. C’est juste délirant. Fin de la parenthèse.

Côté accessoires, le kit contenait simplement un cordon, un petit pare-soleil (encore jamais testé), et le chargeur. J’ai très vite acheté un étui, une seconde batterie, et deux filtres (UV & polarisant). La prochaine fois, on parlera justement accessoires photo.

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Petite vague
DTC

I'm the evil side of myself. Blogueuse et photographe dilettante. Dévoreuse de séries TV. De confession Jedi. À l'ouest la plupart du temps... Suivez-moi sur Twitter je ne mords pas @jedisvague

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