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Que regarder sur Netflix cet été ?

By on 26 juillet 2016

L’été est déjà bien entamé, la frénésie Game of Thrones semble bien loin, et il est temps de se poser les vraies questions, du style « quelle(s) série(s) vais-je mater durant les longues soirées d’été ? » Si comme moi vous faites partie de la team #Vampire et que le soleil n’est pas votre ami, c’est le moment de vous vautrer en slip dans votre canapé, volets fermés, ventilo à fond, pour mater des séries jusqu’à ce que vos yeux se dessèchent. Si vous hésitez à vous abonner ou si vous vous demandez simplement quelles sont les bonnes séries à regarder sur Netflix, voici une petite sélection estivale qui ne mange pas de pain.

Les créations originales

La compétition est rude aux USA pour gagner des parts de marché, et Netflix a rapidement misé sur la création pour fidéliser son public et attirer de nouveaux abonnés. Netflix dispose donc d’un catalogue plutôt fourni de créations originales, dont certaines sont déjà cultes : l’excellent House of Cards, Orange is the new black, Sense8, Orphan Black, Marco Polo, ou encore Outlander. D’autres, moins connues, méritent un petit détour.

Narcos

Narcos est une série sortie en août 2015, retraçant l’histoire de Pablo Escobar et du cartel de Medellin en Colombie. La série nous fait découvrir une époque où la cocaïne coulait à flot, et où Escobar, simple fils de fermier, gravissait les échelons jusqu’à prendre la tête d’un empire mondial de la drogue. La série démarre avec humour et légèreté, et le personnage d’Escobar paraît presque sympathique, avec sa grosse moustache et son petit air de père de famille inoffensif. Peu à peu, le climat se transforme, et nous assistons avec une sorte de fascination morbide à l’inéluctable escalade de suspicion et de violence. Du côté des acteurs, je n’ai pas du tout accroché au personnage de Steve Murphy (l’agent de la DEA qui a contribué à la chute d’Escobar) cliché vivant du flic américain 1er degré. Par contre, j’ai retrouvé avec plaisir Pedro Pascal, inoubliable Oberyn Martell dans GoT. Scénarisée et « romancée », la série se rapproche néanmoins du biopic tant le réalisateur a souhaité calquer au réel. On retrouve ainsi d’étonnantes images d’archives (dans le générique et au cours de la série), ce qui rend l’histoire d’autant plus crédible et impressionnante. Il vous reste quelques semaines pour rattraper votre retard avant la diffusion de la saison 2 en septembre prochain.

Conseil de visionnage : décontracté du slip, au bord de la piscine, avec une boisson fraîche, entouré de vos potes.

Unbreakable Kimmy Schmidt

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Unbreakable Kimmy Schmidt (#TitreIndigeste) est une série humoristique survitaminée, menée avec brio par Ellie Kemper (découverte dans The Office) ; elle incarne Kimmy, une jeune fille naïve qui redécouvre le monde après 15 ans de captivité. Kimmy et ses malheureuses comparses ont vécu dans un bunker souterrain, persuadées par un gourou que le monde en dehors a été détruit par un apocalypse nucléaire. Jusqu’à ce qu’elles soient libérées et brutalement relâchées, sous l’œil impitoyable des médias. Au delà du comique évident de situation, on retrouve en filigrane une critique impitoyable des médias, des réseaux sociaux, des sectes et religions, de l’individualisme moderne… Les dialogues et gags défilent à toute vitesse, à tel point qu’on a souvent l’impression d’avoir loupé quelque chose. Loufoque, étonnant, jouissif, ce show est une petite pépite, un remède contre la morosité ambiante. Et la prestation de Jane Krakowski (Ally Mc Beal, 30 Rock) est absolument géniale. Il y a 2 saisons à découvrir.

Conseil de visionnage : avant de sortir en soirée, se mater deux ou trois épisodes avec votre sœur ou vos copines. S’accommode bien avec un petit verre d’apéro.

Stranger Things

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Mini-série de 8 épisodes fraîchement mise à disposition, Stranger Things nous raconte l’histoire de quatre ados qui doivent faire face à la disparition soudaine et inexpliquée de leur ami. Et ce faisant, vont être confrontés à des choses aussi étranges qu’effrayantes… Bourrée de références à la pop culture et au cinéma des années 80 (E.T., Star Wars, Stephen King, Les Goonies…), Stranger Things est une série qui fait plus que surfer sur la nostalgie. Chaque détail, chaque scène semble tout droit sortie de l’univers de John Carpenter (Halloween, Christine…), Steven Spielberg, Stanley Kubrick ou David Cronenberg. Si la réalisation est impeccable, les références sont tellement nombreuses et flagrantes qu’on en oublierait presque qu’on regarde une série produite en 2016. Ces clins d’œil permanents peuvent agacer le cinéphile averti, qui ne verra plus que les références et en oubliera l’histoire qui est en train de se dérouler. Si le suspens en est un peu atténué, la série n’en reste pas moins superbement maîtrisée, et se regarde d’une traite. Du reste, les acteurs sont très bons, malgré leur jeune âge, et on retrouve avec plaisir une actrice phare de cette époque : Winona Ryder.

Conseil de visionnage : pour vous mettre à fond dans l’ambiance, à regarder entre potes, dans le noir complet, assis à même le sol, avec un sceau de pop-corn.

Les séries à revoir

Netflix propose régulièrement des nouveautés mais également des séries anciennes, à revoir avec plaisir ou à découvrir pour ceux qui ne les connaissaient pas.

Gilmore Girls

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Gilmore Girls est une série pleine de bons sentiments, diffusée entre 2000 et 2007 aux USA et arrivée sur nos écrans français en 2008. Mère célibataire, Lorelai a une relation très forte avec sa fille Rori, qu’elle a eu à 16 ans. La série raconte leurs aventures dans la petite ville de Stars Hollow, autour desquelles gravitent des personnages secondaires attachants (comme la meilleure copine de Lorelai, incarnée par Melissa McCarthy). Les 7 saisons viennent juste d’arriver sur Netflix, qui a commandé dans la foulée une saison 8 exclusive, composée de 4 épisodes de 90 min. La mère et la fille ont déjà accepté de reprendre leurs rôles, et la plupart des autres personnages devraient être présents.

Je découvre depuis peu, je n’ai donc pas vu l’intégralité de la série. Cependant, les premières saisons sont faciles à regarder, légères, drôles, et proposent de nombreuses réflexions sur la famille, le rôle des parents, le poids de l’éducation… La série n’est pas follement originale, mais possède néanmoins une touche de fraîcheur et d’impertinence la plaçant bien au dessus des soaps aseptisés servis à l’époque. La mère, Lorelai, me fait un peu penser à la mère dans Weeds, en moins déjantée. Elle est plus pote que mère, manie parfaitement le sarcasme, se plie difficilement aux conventions sociales, se pointe à la prestigieuse école de sa fille et short déchiré et santiags… Bref, c’est la mère cool qu’on aimerait tous avoir.

Conseil de visionnage : à regarder plutôt en journée, avec ses BFF (ou sa mère), et un pot de glace.

Twin Peaks

Twin Peaks et plus qu’une série, c’est un classique du petit écran, une œuvre complexe réalisée par David Lynch. Si les images ont bien vieilli (la série a plus de 20 ans…), la réalisation n’a pas souffert des ravages du temps. Twin Peaks raconte l’enquête autour du meurtre d’une ado dans une petite ville apparemment sans histoire. C’est l’histoire – assez classique – d’un événement violent qui vient briser la monotonie d’une communauté, et révéler la face cachée des gens. Comme un pavé dans la mare, cet événement remue la vase, et fait remonter à la surface les désirs cachés, les secrets et les rancoeurs. Ce thème a d’ailleurs été parfaitement repris dans d’autres séries telles que The Killing ou Broadchurch. Twin Peaks est une série au rythme assez lent, menée par l’excellent Kyle MacLachlan (le second mari de Bree dans Desperate Housewives), qui se déguste avec plaisir. Petite anecdote pour terminer : d’après Wiki, les droits de la série ont été achetés par Silvio Berlusconi (qui devait être un grand fan) pour l’Europe entière.

Conseil de visionnage : en soirée bien sûr, bien enfoncé(e) dans son canapé, avec sa moitié et un verre de rouge.

Firefly

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Non mais Firefly quoi ! Rien que cette photo vend du rêve… Bref, Firefly, c’est une série de science-fiction (ou « space western » pour être plus précise) imaginée par Joss Whedon, et diffusée pour la première fois en 2002. Malheureusement, faute d’audience, de soutien, que sais-je, la série fut annulée au bout de 11 épisodes, rendant orphelins des millions des spectateurs déjà accros au show. Non seulement de nombreux pétitions circulèrent pendant des années pour réclamer le retour de la série, mais elle continue encore aujourd’hui faire parler d’elle. D’ailleurs, j’ai découvert Firefly grâce aux allusions récurrentes dans Castle et durant la saison 8 de The Big Bang Theory, toujours par le biais de Nathan Fillion. Car l’histoire de Firefly est devenue une sorte de symbole, un phénomène dans l’univers geek. Firefly, c’est l’échec d’une petite production dans l’univers impitoyable de la TV, mais surtout le symbole d’un manque de considération d’un public essentiellement geek… et la revanche de ce même public qui, 15 ans plus tard, continue de faire vivre la série…

Conseil de visionnage : à regarder seul dans un recueillement monastique, ou au contraire en groupe, autour d’une belle pizza.

Freaks and Geeks

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Freaks and Geeks est une série cool & culte, qui n’a eu qu’une saison, et dont l’arrêt brutal a fait de nombreux malheureux (oui, encore une autre…). Et c’est surtout la série qui a révélé une panoplie d’acteurs, dont Jason Segel (Marshall dans HIMYM), Seth Rogen (vu dans Donnie Darko), et Monsieur James Franco. Voilà. C’est aussi une très chouette série sur l’adolescence, qui décrit avec beaucoup d’humour et de finesse l’éternel confrontation entre les geeks d’un côté, et la masse uniforme des élèves de l’autre. Mais aussi, moins banal, entre ces derniers et les « freaks », les grunges débraillés, fumeurs de joints, éternels rebelles bruyants et sans espoir. Peut-être parce que l’histoire me rappelle furieusement ma propre adolescence, j’ai adoré cette série drôle et sans prétention. Malgré un arrêt prématuré de la production, les scénaristes ont réussi à conclure avec une scène finale très touchante, qui nous laisse (presque) sans regrets.

Conseil de visionnage : à l’heure de la sieste, quand tout le monde roupille, à regarder allongé, avec petit soda.

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I'm the evil side of myself. Blogueuse et photographe dilettante. Dévoreuse de séries TV. De confession Jedi. À l'ouest la plupart du temps... Suivez-moi sur Twitter je ne mords pas @jedisvague

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